Flavonoïdes

Les flavonoïdes, c’est quoi ?

Les flavonoïdes sont des métabolites secondaires issus de plantes. Ils sont responsables de la coloration jaune des fleurs, fruits (notamment du genre Citrus), et parfois des feuilles, d’où leur nom qui provient du latin « flavus », qui signifie  » jaune « .

Ils ont une structure de base formée par deux cycles en C6 (A et B) reliés entre eux par une chaîne en C3 qui peut évoluer en un hétérocycle (cycle C). Selon les détails structuraux, les flavonoïdes se divisent en 6 groupes : flavones, flavonols, flavonones, isoflavones, chalcones, aurones. Ces composés existent sous forme libre dite aglycone ou sous forme d’hétérosides, c’est-à-dire liée à des oses.

Structure de base de flavonoïdes

Quels sont les bienfaits des flavonoïdes ?

Les travaux relatifs aux flavonoïdes se sont multipliés depuis la découverte du « French paradox », correspondant à un bas taux de mortalité cardiovasculaire observé chez des populations méditerranéennes associant une consommation de vin rouge à une prise importante de graisses saturées. D’autres études ont confirmé que l’ingestion de flavonoïdes d’origine alimentaire est associée à une réduction considérable de la mortalité liée aux maladies cardio-vasculaires telle que l’étude  » Zulphen Elderly Study  » menée aux Pays-Bas.

Tout d’abord, les flavonoïdes possèdent une activité antioxydante et anti-radicalaire très intéressantes : ils inactivent et stabilisent les radicaux libres grâce à leur structure polyphénolique notamment le groupement hydroxyle (C3-OH) fortement réactif.

Ils sont également connus pour leurs effets anti-allergiques et anti-inflammatoires. En effet, ils agissent par inhibition des enzymes qui favorisent la libération d’histamine, responsable des réactions allergiques. Ces enzymes sont principalement : l’AMPc phosphodiestérase et la Ca++ ATPase. Ils agissent également en bloquant l’action des cyclo-oxygénases et lipoxygénases, qui sont les enzymes précurseurs du processus inflammatoire.

En plus, les flavonoïdes possèdent une activité vitaminique « P ». Cette activité intervient dans le maintien d’une perméabilité vasculaire normale et une bonne résistance capillaire. Ils sont, de ce fait, utilisés dans certains états pathologiques comme les manifestations de l’insuffisance veineuse (varices, hémorroïdes, jambes lourdes…) et les manifestations de la faiblesse capillaire tels que les ecchymoses et les pétéchies.

Enfin, ils possèdent des propriétés antibactériennes intéressantes vis-à-vis de différentes souches. Ils atténuent aussi le pouvoir infectieux de certains virus tels que le virus respiratoire syncytial (VRS), l’herpès simplex virus (HSV) et les adénovirus, en agissant sur leur réplication intracellulaire.

Quelles précautions prendre avec les flavonoïdes ?

Les flavonoïdes, qui sont présents dans plusieurs aliments, ne présente aucune toxicité.

Comment extraire les flavonoïdes ?

Les flavonoïdes sont principalement présents au niveau de la plante sous forme d’hétéroside (génine et sucre). Ces hétérosides sont extractibles par l’eau et les solutions hydro-alcooliques (30% à 70% selon l’état de la drogue fraîche ou sèche). On peut également extraire ces hétérosides par les solutions d’hydroxydes alcalins lorsque les génines ont au moins un groupement phénolique libre.

Lorsqu’ils sont sous forme génine (sans partie sucrée), les flavonoïdes sont extractibles par les solvants organiques peu polaires comme le chloroforme et le dichlorméthane…

Où trouver les flavonoïdes ?

Les flavonoïdes sont très répandus dans le règne végétal. Ils se trouvent sous forme d’hétérosides stockés dans le suc vacuolaire des organes jeunes tels que l’épiderme de feuille et le pellicule de fruit. Ils jouent plusieurs rôles au niveau de la plante notamment l’attraction des insectes pollinisateurs grâce à leurs colorations dans le visible et leurs fluorescences sous l’effet des UV solaires.

Parmi les plantes médicinales les plus riches en flavonoïdes, on note:

Références

1- K. Ghedira (2005). Les fflavonoïdes: structure, propriétés biologiques, rôle prophylactique et emplois en thérapeutique. Phytotherapie 3, pages162–169.

2- Jean Bruneton. (2009). Pharmacognosie, phytochimie, plantes médicinales. Lavoisier. 4éd. 1292 pages

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