Gui

Le gui, c’est quoi ?

Le gui (Viscum album L.), appelé aussi bois de la Sainte-Croix ou vert de pommier, est un arbrisseau de la famille des Viscaceae (de la famille des Santalaceae selon la classification APGIII). Il s’agit d’une plante hémiparasite qui ne possède pas des racines mais plutôt des suçoirs qui lui permettent de se fixer sur des arbres hôtes, tels que le chêne et le pommier, et d’absorber la sève brute. Les feuilles de couleur verte, sont simples, sessiles, légèrement charnues et disposées par paires opposées à l’extrémité des rameaux.

Le Gui est dioïque, avec des pieds à fleurs femelles et d’autres à fleurs mâles. Les fleurs sont groupées en petites inflorescences jaunâtres insérées au niveau des nœuds des tiges. Enfin, les fruits sont des fausses baies, d’un blanc vitreux, charnues et visqueuses (d’où le terme Viscum).

Planche botanique gui
Planche botanique du Gui (Viscum album L.)

On peut trouver le gui dans toute l’Europe et en Asie.

Quelle partie du gui utiliser ?

On utilise les feuilles et les rameaux du gui pour leurs propriétés thérapeutiques. Il ne faut pas utiliser les fruits qui sont hautement toxiques et qui peuvent provoquer des troubles respiratoires et cardiaques très graves.

Le gui contient plusieurs composés biologiquement actifs notamment les lectines et les viscotoxines: Les lectines (ML I, ML II, ML III) sont des glycoprotéines, alors que, les viscotoxines sont des protéines composées de 46 acides aminés. On trouve aussi d’autres substances actives telles que les phénylpropanes, les lignanes, les dérivés de l’acide caféique, les flavonoïdes (en particulier les dérivés de la quercétine), les amines biogènes (tyramine, etc.) et les polysaccharides, en particulier les galacturonanes et arabinogalactanes.

La concentration de ces différentes substances au niveau des feuilles et des rameaux dépend de l’espèce de l’arbre hôte et la saison de récolte. Par exemple, les viscotoxines atteignent un maximum de concentration en juin et les lectines en décembre.

Quels sont les bienfaits du gui ?

Les rameaux et les feuilles du gui sont utilisés essentiellement pour leurs activités anti-hypertensive et anticancéreuse.

Le gui est connu en médecine traditionnelle pour être un bon choix pour réguler la pression artérielle ainsi que pour abaisser les taux sériques de triglycérides. Mais, malgré certaines études en faveur de ces activités, l’Agence européenne de médecine a conclu qu’il n’y a pas assez de preuves d’efficacité clinique en faveur de ces indications.

Les extraits de Viscum album, connus pour leurs effets cytotoxiques, ont été introduit en 1920 pour le traitement du cancer par Rudolf Steiner dans le cadre d’une approche thérapeutique holistique. Actuellement, les préparations de gui sont parmi les préparations les plus utilisées comme traitement adjuvant aux patients cancéreux afin d’améliorer leur qualité de vie et réduire les effets indésirables de la chimiothérapie, de l’immunothérapie et de la radiothérapie anticancéreuse. L’association de ces préparation permet aux patients de suivre les cycles de traitement conventionnel avec moins d’interruptions, qui sont dues le plus souvent à l’apparition des effets indésirables.

Comment utiliser le gui ?

Généralement, on utilise les rameaux et les feuilles du Viscum album sous forme d’une teinture mère (1: 10 alcool 45%) à l’ordre de 10 gouttes, trois fois par jour.

Quelles précautions prendre avec le gui ?

Les rameaux et les feuilles du gui ne présente pas une toxicité particulière, contrairement aux fruits qui sont très toxiques. Les études toxicologiques réalisées sur les extraits de feuilles et des rameaux ont montré que l’administration de Viscum album peut provoquer l’apparition des troubles gastro-intestinaux, des réactions allergiques et d’une hépatotoxicité réversible. Enfin, le gui est contre-indiqué chez les femmes enceintes et allaitantes et les enfants.

Références

1- Gunver S. Kienle and Helmut Kiene. (2010). : Influence of Viscum album L (European Mistletoe) Extracts on Quality of Life in Cancer Patients: A Systematic Review of Controlled Clinical Studies. Integr Cancer Ther 2010 9: 142.

2- Thronicke A et al. (2018). Clinical Safety of Combined Targeted and Viscum album L. Therapy in Oncological Patients. Medicines (Basel). 2018;5(3):100.

3- Poruthukaren KJ et al. (2014). Clinical evaluation of Viscum album mother tincture as an antihypertensive: a pilot study. J Evid Based Complementary Altern Med 19(1):31-5.

4- Committee on Herbal Medicinal Products (HMPC). (2012). Assessment report on Viscum album L., herba

5- Committee on Herbal Medicinal Products (HMPC). (2011). Public statement on Viscum album L., herba

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